Une étude réalisée par des chercheurs britanniques de l’Université de Bristol révèle que les adeptes du végétarisme sont davantage touchés par la dépression que le reste de la population. Michel Cymes, le médecin médiatique qui présente notamment le Magazine de la santé sur France 5, est revenu sur cette recherche scientifique sur l’antenne de RTL. « Quand on se prive de certaines sources de vitamines on finit par le payer », constate le médecin, expliquant que les végétariens se privent de la vitamine B12 présente dans la viande et qui « joue un rôle important dans la régulation de l’humeur, tout comme elle participe à l’entretien des cellules nerveuses et donne un coup de main dans la fabrication du matériel génétique. » Selon cette étude, 7 % des végétariens sont en manque de vitamine B12 alors que chez la population vegan, le taux de carence atteint le chiffre spectaculaire de 50 %. De plus, de nombreux vegans remplacent le poisson, réputé riche en oméga, par des noix du Brésil. Nouveau hic : celles-ci sont riches en oméga-6 mais pas en oméga-3 contenu dans le poisson et dont le cerveau a besoin. L’étude révèle même qu’un excès en oméga-6 augmenterait les troubles de santé mentale. Outre ces manques, le régime vegan provoque d’autres carences : fer et calcium entre autres. Les vegans dépressifs en auraient-ils gros sur la patate ? « On comprend mieux certains comportements », ironise Yves Calvi, qui anime la matinale de RTL.